SOLO GROUP SHOW, Tatzu Nishi, 2015

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  • Tatzu Nishi

SOLO GROUP SHOW, Tatzu Nishi, 2015

Triennale de Yokohama, Japon, 2005. Le plan de la manifestation en main, je pars à la découverte du Chinatown de la ville, à la recherche de l’œuvre d’un certain Tazro Niscino. Sur une place du quartier chinois, une baraque de chantier montée sur échafaudage, c’est ici. En fait de chantier, je rentre dans ce qui ressemble à une réception d’hôtel de style international, transition vers une chambre qui a tous les atours de la banalité si ce n’est un élément extraordinaire : le baldaquin démesuré de style chinois entourant le lit central. Je comprends qu’il n’est autre que la pagode ornant habituellement la place du trépidant quartier…

Estuaire 2007, Nantes, France. Je pénètre avec Tatzu Nishi dans l’œuvre enfin achevée qu’il a conçue pour la Place Royale, simplement nommée « Hôtel Nantes ». L’encre qu’a fait couler la présence des échafaudages autour de l’élégante fontaine classique n’a pas encore séché que déjà une file d’attente se crée. Autre lieu, autre temps, même surprise, même propos. Le visiteur découvre, ahuri, la déesse grecque amphitrite surplombant de sa stature altière un lit qui accueillera chaque soir les rêves de nouveaux clients. En enfermant ainsi la sculpture publique dans la sphère privée d’une chambre d’hôtel, il l’a, paradoxalement, mise en lumière. Jamais la fontaine n’a été autant cachée, jamais on en a autant parlé.

Estuaire 2009, Cordemais, France. Un an et demi plus tôt, Tatzu Oozu est venu en repérage sur les bords de Loire, exactement à mi-chemin entre Nantes et Saint-Nazaire, là où le fleuve dans un long virage s’élargit d’un coup pour entamer sa dernière ligne droite vers l’Atlantique. Dans l’horizontalité du paysage se dressent d’immenses verticales, les cheminées de la centrale électrique. Alors que la démesure des échelles a déjà fait fuir quelques artistes, elle stimule la capacité d’imagination de Tatzu Oozu. Deux semaines plus tard, j’ai dix esquisses sur mon bureau. Un peu plus d’un an plus tard, ce n’est pas Tatzu Oozu mais Tatzu Nishi qui vient inaugurer sa « Villa Cheminée », première œuvre pérenne qu’il ait jamais créée.

Triennale de Yokohama, Japon, 2005. Le plan de la manifestation en main, je pars à la découverte du Chinatown de la ville, à la recherche de l’œuvre d’un certain Tazro Niscino. Sur une place du quartier chinois, une baraque de chantier montée sur échafaudage, c’est ici. En fait de chantier, je rentre dans ce qui ressemble à une réception d’hôtel de style international, transition vers une chambre qui a tous les atours de la banalité si ce n’est un élément extraordinaire : le baldaquin démesuré de style chinois entourant le lit central. Je comprends qu’il n’est autre que la pagode ornant habituellement la place du trépidant quartier…

Estuaire 2007, Nantes, France. Je pénètre avec Tatzu Nishi dans l’œuvre enfin achevée qu’il a conçue pour la Place Royale, simplement nommée « Hôtel Nantes ». L’encre qu’a fait couler la présence des échafaudages autour de l’élégante fontaine classique n’a pas encore séché que déjà une file d’attente se crée. Autre lieu, autre temps, même surprise, même propos. Le visiteur découvre, ahuri, la déesse grecque amphitrite surplombant de sa stature altière un lit qui accueillera chaque soir les rêves de nouveaux clients. En enfermant ainsi la sculpture publique dans la sphère privée d’une chambre d’hôtel, il l’a, paradoxalement, mise en lumière. Jamais la fontaine n’a été autant cachée, jamais on en a autant parlé.

Estuaire 2009, Cordemais, France. Un an et demi plus tôt, Tatzu Oozu est venu en repérage sur les bords de Loire, exactement à mi-chemin entre Nantes et Saint-Nazaire, là où le fleuve dans un long virage s’élargit d’un coup pour entamer sa dernière ligne droite vers l’Atlantique. Dans l’horizontalité du paysage se dressent d’immenses verticales, les cheminées de la centrale électrique. Alors que la démesure des échelles a déjà fait fuir quelques artistes, elle stimule la capacité d’imagination de Tatzu Oozu. Deux semaines plus tard, j’ai dix esquisses sur mon bureau. Un peu plus d’un an plus tard, ce n’est pas Tatzu Oozu mais Tatzu Nishi qui vient inaugurer sa « Villa Cheminée », première œuvre pérenne qu’il ait jamais créée.